Le mot arabe "Sifr" signifie le vide. Par quel
mystère ce terme qui a donné cifre, puis chiffre en français en
est-il venu à designer les 10 figures qui permettent de composer tous
les nombres ?
Zéro
Quand au mot zéro, il descend tout droit de l'italien
zephiro qui lui-même vient de l'arabe Sirf, quelle surprise !
Le deux
Symbole d'opposition, de conflit, de réflexion, le deux
est le nombre de toutes les ambivalences et les dédoublements. Il est
la première et la plus radicale des divisions (le créateur et la
créature, le blanc et le noir, le masculin et le féminin, la matière
et l'esprit, la mort et la vie, le bon et le mal, la gauche et la
droite, le haut et le bas) mais c'est aussi le symbole de l'amour et du
partage.
Le trois
Trois est universellement un nombre
fondamental. Il résulte de la Conjonction de 1 et de 2, produit en cas
de l'Union du Ciel et de la Terre. Trois disent les Chinois, est un
nombre parfait, l'expression de la totalité, de l’achèvement :
il ne peut y être ajouté. Pour les chrétiens, le trois est la
perfection de l'Unité divine : Dieu est un en trois personnes. Pour les
bouddhistes, le temps est triple : passé, présent, avenir, le
monde est triple : terre, atmosphère, ciel.
ÉNIGME
Trouver la hauteur de la pyramide de Khéops en sachant qu'en mètres :
c = 440 ; d = 780, h = 1,4 : 1 = 5
Thalès de Milet
Le savant dans la lune
Le thème de la distraction du mathématicien est assez légendaire. A
propos de Thalès, la philosophe grec Platon raconte au Vè siècle av.
J.C., l'anecdote suivante : "Thalès étant tombé dans un puits
tandis que, préoccupé d'astronomie, il regardait en l'air, une petite
servante pleine de bonne humeur se mit à le railler de mettre
tant d'ardeur à savoir ce qui est au ciel alors qu'il ne s'apercevait
pas de ce qu'il y avait devant lui, à ses pieds".
Au XVIIè siècle, la fabuliste La Fontaine se fait l'écho de cette anecdote
: Un astrologue un jour se laissa choir
Au fond d'un puits. On lui dit : "pauvre bête,
Tandis qu'à peine à tes pieds tu peux voir,
Penses-tu lire au dessus de ta tête ?
Peut-être les savants sont-ils distraits du fait de la nature même de
leurs recherches ? Henri Poincaré a raconté comment il trouva, en
posant le pied sur le marche-pied de l'omnibus, la solution à un
problème qui le préoccupait depuis longtemps.
Il est l'un des sept sages de la
Grèce antique. Philosophe, astronome, mathématicien, il vécut
probablement à la fin du VIIè siècle avant notre ère. L'écrivain
grec Plutarque affirme que "dressant seulement à plomb un bâton
au bout de l'ombre de la pyramide, et faisant deux triangles avec la
ligne que fait le rayon du soleil touchant aux deux extrémités,
Thalès montra qu'il y avait telle proportion de la hauteur de la
pyramide à celle du bâton comme il y a de la longueur de l'ombre de
l'un à la longueur de l'ombre de l'autre".
Méthode
On sait l'importance de la méthode pour les savants du
XVIIè siècle . Le mot vient du grec. Il est formé de méta et hodos
qui signifie la voie, la route la direction qui mène au but. Méthodos
a donc le sens du chemin suivi, puis il prend celui du chemin à suivre.
Aujourd'hui, on définit la méthode comme la marche rationnelle de
l'esprit pour arriver à la connaissance ou à la démonstration d'une
vérité, ce qui rest très proche du sens initial.
Le cinq
Le cinq tire son symbolisme de ce
qu'il est, d'une part la somme du premier nombre pair et du premier
nombre impair (2+3), d'autre part le milieu des neuf premiers nombres.
Il est signe d'union, nombre du centre, de l'harmonie et de
l'équilibre. Il est encore symbole de l'homme (bras écartés, celui-ci
paraît disposer de cinq parties en forme de croix) et de l'univers :
deux axes, l'un vertical et l'autre horizontal, passant par un même
centre.
ÉNIGME
Dans cette édition de l'Arithmétique de Boèce (qui vécu de 480 à 524 après J.C.), on voit
les nombres triangulaires 1, 3, 6, 10.
Quel est le cinquième nombre triangulaire ?
Les nombres 1, 5, 12, 22 sont pentagonaux. Quel est le cinquième nombre pentagonal ?
THEORIE ET THEOREME
Le théorème et la théorie appartiennent
à la même famille. Ils sont tous deux dérivés du verbe grec
theôrien = observer, examiner. La théorie, après avoir signifié
considération, vue de l'esprit, désigne des éléments de connaissance
organisés en un ensemble. On dit, par exemple, la théorie des nombres
pour signifier l'arithmétique. Quand au théorème, il peut se définir
en mathématique comme une proposition scientifique démontrable qui
résulte d'autres propositions déjà posées.
Pythagore de Samos
La vie et l'oeuvre de Pythagore de Samos, philosophe et mathématicien grec,
restent entourées de mystère.
Il aurait vécu au VIè siècle avant notre ère et fondé à Crotone,
au sud de l'Italie, une école philosophique, le pythagorisme, qui voit
dans les nombres entiers le principe de toute chose. A travers les
nombres figurés, les pythagoriciens ont une vision géométrique des
nombres : nombres carrés, triangulaires ... Elle leur permet de les
classer et d'en expérimenter les propriétés.
Il est impossible de compter une même unité
un nombre entier de fois dans le côté et la diagonale.
Première crise dans l'histoire des mathématiques... la crise des irrationnels.
Prenons le côté et la diagonale d'un carré. La conception
pythagoricienne du monde voulait qu'il existe une unité commune
mesurant en nombres entiers le côté de la diagonale. Or, il est
impossible de trouver une telle unité. Le rapport du côté à la
diagonale est irrationnel. Il fallut admettre que certains rapports ne
s'expriment pas par des entiers (ne sont pas rationnels) ; cette
découverte - un scandale pour les pythagoriciens - a ruiné le
pythagorisme.
ÉNIGME
On peut compter environ
200 tuiles sur chaque côté du toit de la halle de Beaumont. Ce toit
est fait de quatre triangles. En supposant que chacun d'eux est couvert
de tuiles disposées selon un nombre pythagoricien triangulaire, à
combien peut-on estimer le nombre de tuiles qui couvrent la halle ?
Le sept
Sept est le nombre sacré par excellence
dans la majorité des traditions humaines. Il correspond aux sept jours
de la semaine, aux sept planètes, aux sept degrés de la perfection,
aux sept sphères ou degré célestes. Associant le quatre, qui
symbolise la terre( avec ses quatre points cardinaux) et le trois, qui
symbolise le ciel, sept représente la totalité de l'univers en
mouvement, la totalité de l'espace et la totalité du temps. C'est le
symbole du dynamisme de l'achèvement du monde et de la plénitude des
temps.
Énigme
n
2n-1
2n-1(2n-1)
2
3
6
3
7
28
4
15
120
5
31
496
6
63
2016
7
127
8128
Où voyez-vous dans ce tableau des nombres parfaits ?
Euclide d'Alexandrie
Fondateur de l'école mathématique d'Alexandrie au IIIè siècle avant notre ère.
Euclide a écrit de nombreux ouvrages. Les Éléments,
découpés en treize livres, ont fait sa réputation. Ils sont
exemplaires du caractère démonstratif et déductif de la mathématique
grecque : définitions, axiomes, postulats, dont le fameux postulat
d'Euclide, précèdent les propriétés démontrées. On y trouve le
théorème de Thalès, celui de Pythagore et de nombreux autres
théorèmes de géométrie et d'arithmétique. Ils ont constitué une
référence pour les mathématiciens des époques postérieures.
Ce traité est, après la Bible, l'ouvrage qui
jusqu'à 1900 a connu le plus d'éditions ... au moins un milliers !
Euclide enseignait les mathématiques à Alexandrie. Un jour quelqu'un qui commençait l'étude de la
géométrie sous sa direction lui demanda après avoir appris le premier
théorème : "Qu'est-ce que je devrais recevoir en apprenant ces
choses ?" Euclide aurait alors ordonné à son esclave :
"Donne lui trois pièces, puisqu'il doit réaliser un profit à partir
de ce qu'il apprend.
6 et 28 sont tous deux la somme de tous leurs diviseurs excepté
eux-mêmes. Les Anciens les nommèrent parfaits.
Ils connaissaient aussi 496 et 8128. Mais en trouver d'autres devint un
problème...
Euclide au livre IX des "Éléments", proposition 36, a
démontré que si 2n-1 estpremier, alors2n-1 (2n - 1) est parfait (et pair). Par exemple
: 31, c'est à dire 25 - 1, est premier, ce qui fait
retrouver 16 x 31 comme nombre parfait, c'est à dire 24 (25
- 1) = 496.
Fermat étudia ce problème. En juin
1640, il envoya à Mersenne "trois fort belles propositions"
dont deux facilitent la recherche des nombres parfaits pairs. Euler
montra que la proposition d'Euclide donne tous les nombres parfaits
pairs ; on en connaît aujourd'hui une quarantaine.
Le 1er juin 1999, Najan Hajratwala (U.S.A.) a trouvé que 26 972
593 - 1 est premier ; c'est le plus grand nombre premier
actuellement connu, il comporte plus de deux millions de chiffres ; par
suite 26 972 592(26 972 593 - 1) est un nombre
parfait de plus de quatre millions de chiffres.
On ne sait pas s'il existe des nombres parfaits impairs ; tout ce que
nous savons à leur propos est qu'ils doivent avoir au moins 300
chiffres ; il ne doit pas y en avoir beaucoup.
Postulat
Par un point donné on ne peut mener qu'une seule parallèle
à une droite donnée."
Le postulat n'est qu'un principe que le géomètre
"demande" à son interlocuteur de lui accorder comme point de
départ de démonstrations. Dans les géométries non euclidiennes
bâties au XIXè siècle, le postulat d'Euclide est en défaut : on peut
mener soit une infinité de parallèle soit aucune.
Conjecture
Le mot conjecturer apparaît au XIIIè siècle dans la
langue française. Il vient du latin cum et jacer = jeter ensemble,
d'où combiner dans l'esprit, présumer. La conjecture prend ensuite le
sens figuré de : idée fondée sur une probabilité, une apparence.
Utilisé d'abord à propos des augures dans le langage de la magie, il
passe ensuite dans celui de la philosophie, de la logique et enfin dans
la langue des mathématiques. A ne pas confondre avec conjoncture qui
désigne une situation résultant d'un concours de circonstances.
Le onze
S'ajoutant à la plénitude du dix qui
symbolise un cycle complet, le onze est le signe de l'excès, de la démesure,
du débordement. Il est la conjonction entre le cinq et le six qui
représentent le microcosme et le macrocosme, le ciel et la terre. D'une
façon générale, le onze est le nombre de l'initiative individuelle,
mais aussi de la lutte intérieure et de la dissonance.
ÉNIGME
Un papillon déploie ses ailes sur deux parallèles.
Quelle est sa plus grande aile ?
Celle de droite ou celle de gauche ?
Polémique : quel est le juste parti ?
Pascal à Fermat, le 26 août 1654 :
"Monsieur, quand il n'y a que deux joueurs, votre méthode, qui
procède par combinaisons est très sûre ; mais, quand il y'en a trois,
je crois avoir démonstration qu'elle est mal juste..."
Voyons cela : il y a trois joueurs a,
b et c et il manque une partie au joueur a
pour gagner et deux parties aux joueurs b et c.
Trois parties au maximum décideront du jeu. On s'accorde sur
l'inventaire des possibilités ; il y en a 27 :
a
a
b c abc abc abc
b
a
b c abc abc abc
c
a
b c abc abc abc
Comment interpréter ? Que dire par exemple de l'éventualité abb ? Pascal
prétend que a et b
sont tous deux vainqueurs et doivent alors partager le gain. Il raisonne
ainsi : 13 cas sont favorables au premier joueur seul, 6 lui donne la
moitié du gain et 8 lui sont défavorables. Si 27 pistoles sont en jeu,
le joueur a doit donc en recevoir 13+6/2, soit 16.
Fermat fait apparaître que ce raisonnement est manifestement faux : son
correspondant ne tient pas compte de l'ordre ! Or, si a
gagne au premier jet, il n'est plus nécessaire de poursuivre. Il y a
donc 17 chances de gagner pour a,
5 pour b et 5 pour c
; tel est le juste parti. Ce dont Pascal convient dans un autre
courrier.
De l'erreur ... au coeur de l'invention mathématique
Le mathématicien cherche et confronte ses idées ; la
correspondance de Pascal et de Fermat en 1654 à propos du problème des
partis en est une illustration célèbre !
" Les deux savants ont donné, par des voies différentes, la
solution exacte au problème des partis : "je vois bien que la
vérité est la même à Toulouse et à Paris" écrira Pascal en
juillet 1654.
Mais en août de la même année, un raisonnement erroné lui fait
contester la méthode de Fermat dans le cas de trois joueurs. Son
correspondant le lui fait remarquer et Pascal admet l'objection :
"voilà notre intelligence rétablie" conclut il.
Toute l'histoire des mathématiques est riche de tels tâtonnements,
tissu complexe et foisonnant de conjectures, hésitations,
impasses, modèles concurrents, intuitions fulgurantes, synthèses
théoriques.
Le treize
Dès les temps les plus anciens, le
nombre treize fut considéré comme de mauvais augure. Lors du dernier
repas du Christ avec ses apôtres, la Cène, les convives étaient
treize. Cependant, le treizième d'un groupe apparaît en même temps
comme le plus puissant, le plus sublime (Zeus le plus prestigieux dans
le cortège des 12 dieux). Chez les anciens mexicains, le soleil
préside le cortège de 12 étoiles. De sorte que 13 peut se décomposer
en 12+1 et signifier du même coup, non pas une fin, mais l'achèvement
d'un cycle avant le recommencement.
Démonstration
Venant du latin mens-mentis qui
signifie esprit, intelligence, montrer apparaît au Xè siècle et
démontrer au XIVè siècle. Le mot démonstration désigne l'action de
montrer, de faire voir, d'indiquer. Il est employé plus
particulièrement en rhétorique et en droit. Il prend une valeur très
précise en mathématique et en logique supposant des prémices
affectées d'une valeur de vérité et un raisonnement déductif strict
aboutissant à établir la vérité d'une proposition.
Femmes et mathématiques ... Sophie Germain (1776-1831)
Parmi les scientifiques, y-a-t-il une place pour les femmes
? Sophie Germain est la première femme à avoir tenté passionnément de
forcer les portes de la discipline mathématique. Autodidacte, elle a du
lutter contre les obstacles dressés pour freiner son engagement en tant
que mathématicienne.
Elle a du utiliser un pseudonyme masculin pour que ses premiers travaux
mathématiques soient simplement lus par les mathématiciens de l'époque.
Le premier théorème de Sophie Germain :
si x5 + y5 + z5 = 0, alors l'un des trois
nombres entiers relatifs x, y et z est divisible par 5.
Ses travaux ont une^place importante dans l'histoire de la résolution du
théorème de Fermat.
ÉNIGME
Un garçon et une fille disputent un 100 mètres.
La fille gagne avec 5 mètres d'avance.
Pour la revanche, on décide d'un handicap : la fille partira 5 mètres
derrière la ligne.
Qui va gagner et pourquoi ?
Le prix Fermat
de recherches en mathématiques est un prix international créé en 1987
à Toulouse à l'initiative de Jean Baptiste
Hiriart-Urruty, sous l'égide de l'Université Paul Sabatier et d'Astrium.Décerné
tous les deux ans, il concerne les domaines des mathématiques ou les
contributions de Pierre Fermat ont été les plus marquantes. Parallèlement
le prix Fermat Junior de mathématiques s'adresse aux étudiants (niveau
bac+3 au maximum)
La preuve
Le mot preuve appartient à la famille
de l'adjectif probe qui vient du latin probhos, littéralement qui pousse
droit. Le verbe prouver a d'abord signifié mettre à l'épreuve, puis
dès le XIIIè siècle : montrer, démontrer. En mathématique,
conjecturer ne suffit pas, encore faut-il prouver ce que l'on avance.
C'est toute la différence entre la conjecture et le théorème.
Le dix sept
17 est en relation avec le 72. Le
premier est la somme et le second le produit de 9 et de 8. Pour les grecs
anciens, 17 qui représente le nombre de consonnes de l'alphabet, se
divise à son tour en 9 consonnes muettes, et 8 semi-voyelles ou
semi-consonnes.
Pour les pythagoriciens, 17 représente le nombre de ceux qui seront
ressuscité, chacune de ces personnes devant recevoir l'une des 17 lettres
dont se compose le nom suprême de Dieu. Ce nombre était donc symbole de
renaissance et de mutation.
Evariste Galois 1811-1832
Comme un Rimbaud en mathématiques
On trouve peu d'exemples de vie et de mort aussi romanesque
que celles de Gallois.
Recalé à l'Ecole Polytechnique, mis à la porte de l'Ecole Normale
Supérieure pour cause de barricades, emprisonné par deux fois pour
activités politiques. Il a présenté quatre mémoires à l'Académie des
Sciences, les deux premiers "perdus par Gauchy, un égaré à la mort
de Fourier et le quatrième renvoyé par Poisson. Evarsite Galois est mort
tragiquement à la suite d'un duel au pistolet, à l'âge de 21 ans, non
sans avoir écrit, dans la nuit précédant ce duel, une lettre qui est un
génial testament scientifique dans lequel il résume ses idées sur la
théorie des équations algébriques.
ÉNIGME
Défi... grande somme
Karl-Friedrich Gauss fut un mathématicien très précoce.
Un jour, alors qu'il n'avait pas trois ans, observant son père qui
établissait les salaires hebdomadaires des ouvriers, il intervint pour
faire corriger une erreur. A l'âge de dix ans, il impressionna son
maître en calculant instantanément la somme 1 + 2 + 3 +... + 100.
Combien à trouvé Gauss ?
Et maintenant le problème :
Avant la guerre eut lieu à Hasparren (Pays Basque)
l'évènement que voici.
Un berger du coin lança à ses compatriotes le défi suivant : ramener à
une extrémité fixe d'une ligne droite 200 cailloux disposés tous les
mètres, et ce en moins de quatre heures.
Comment relever le défi du berger basque ?
La passion des mathématiques
"Dès que j'ai su compter, j'ai été fasciné par la
clarté des nombres, et ce sentiment de sérénité s'est amplifié au fur
et à mesure que j'assimilais de nouvelles connaissances... j'ai toujours
eu le désir de vérifier mon aptitude à surmonter les difficultés... A
28 ans, j'ai résolu un problème sur lequel j'avais travaillé un an à
plein temps et trois à temps partiel". C'est ainsi qu'Alain Connes
en parle...
La joie de chercher et le plaisir de trouver des problèmes, l'attrait de
la beauté du monde des formes et des nombres, la volonté tenace
d'expliquer, de comprendre de connaître... tel est ce qui anime le
mathématicien. Andrew Whiles a tenu à le souligner lors de sa visite à
la Maison Fermat le 28 octobre 1995 : "je suis passionné par le
problème de Fermat depuis l'âge de 10 ans. Je l'ai découvert en lisant
un livre de mathématiques. J'ai travaillé à la démonstration durant 8
ans. Ce fut un défi pour moi et les autres"
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