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ViSiTE GUiDÉE

Notre bastide

Qu’est-ce qu’une bastide ? Du Tage à la Volga, toute l’Europe a connu entre les XIème et XIVème siècles, sous la pression d’une population croissante, un prodigieux mouvement de fondation de villes et villages neufs. Les bastides sont l’expression de ce grand phénomène dans le Sud-Ouest de la France. Une bastide est donc un village ou une petite ville de fondation médiévale, volontaire, et plus ou moins planifiée. Après avoir désigné une construction forte, le mot “bastida” a pris ce sens de peuplement nouveau à partir de 1220 environ ; et le mouvement s’est prolongé jusqu’en 1374.

On compte quelque 300 bastides de l’Atlantique au Rhône et des Pyrénées à la limite Nord des pays de langue d’Oc, densité rarement atteinte ailleurs. Outre la pression démographique et la volonté des pouvoir de regrouper les populations éparses en vue d’une meilleure gestion de leurs seigneuries, plusieurs circonstances particulières à notre région expliquent cette floraison. 

Les derniers comtes de Toulouse ont d’abord cherché, après la croisade contre les albigeois, à restaurer leurs domaines par de telles fondations. La division de la Gascogne entre le duché d’Aquitaine uni à l’Angleterre depuis 1154, et la mouvance de Toulouse, passée à Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis (1249), puis directement au roi de France (1261), a créé une situation de concurrence puis de conflit qui a poussé les protagonistes à créer le long de leur “frontière” commune une sorte de jalonnement domanial par des bastides, fortifiées après coup seulement.

  • Vue de la bastide

La recherche des revenus n’a pas été absente non plus des mobiles des fondateurs. Fort souvent, ces derniers se sont associés deux par deux par des contrats dits de paréage assurent le partage des bénéfices de l’opération.

Les abbayes cisterciennes ont beaucoup pratiqué ces associations pour transformer l’exploitation de leurs granges. Enfin, les sénéchaux du roi de France à Toulouse ont, par ce moyen, fait pénétrer dans les principautés de la Gascogne, la justice et l’administration capétiennes. 



Tour de la maison Fermat

L'Hôtel Pierre de Fermat 3 rue Fermat

Antérieur à 1500, fortement remanié vers 1800. Ce superbe hôtel restauré au XVIIIème siècle est célèbre à deux titres : tout d’abord parce qu’on le dit être le lieu de naissance de la plus grande de nos célébrités, le mathématicien Pierre de Fermat, mais aussi parce qu’il est l’un des plus anciens témoignage d’architecture civile. Deux très grandes salles aux plafonds à la française, décorés de fresques relativement bien conservées, renferment des cheminées monumentales datées de la fin du XVème siècle.

Une haute tour rectangulaire de la même époque, invisible de la rue à cause de la pente du terrain serait, dit-on, la tour de guet de la maison de Jean d’Armagnac. Du haut de cette tour, on découvre la structure de la bastide, une ceinture de boulevards délimitant le noyau ancien des maisons pressées autour de l’église et un quadrillage de rues rectilignes se coupant à angles droits.

Situé en plein centre ville, elle jouit d’une position privilégiée... Acquise par la municipalité en 1980, la Maison Fermat a été restaurée et abrite actuellement la Médiathèque municipale, l’Association socio-culturelle, le Point Information Jeunesse, l’Office de Tourisme, Cantonal de Beaumont de Lomagne, le Musée Fermat, l’école de musique et l’école de danse

Hôtel Toureilh

Hôtel TOUREILH du XVIIe siècle 11 place Gambetta

Actuellement Mairie, il est ainsi nommé du nom d’une famille de notables beaumontois. Daté du XVIIème siècle, remanié au XIXème, il a été restauré depuis peu par la municipalité. Dans l’entrée, on peut voir trace d’un état ancien prouvant que les bâtiments se sont agrandis en gagnant, sur la rue, la place des cornières.

Poignée

La Mairie n’a pas toujours été à cet endroit. D’après l’historien Paul Rigot appartenant à la Société Archéologique de Tarn et Garonne, son existence est attestée dès 1519 dans un procès-verbal de notaire. A cette époque, elle était dans un bâtiment trapézoïdal accolé à la halle dans le coin sud-est qu’on peut voir figuré dans les plans de 1751 et 1774. 

L’immeuble, de proportions imposantes, abritait, en plus de la maison commune, des boutiques, une prison et une boucherie. Réparé, comme le fut la halle en 1811, avec les restes de l’église des Cordeliers, il fut démoli avant 1837. Le 6 novembre 1792, les services municipaux s’installèrent dans les locaux de l’ancien couvent des Cordeliers qui avaient été achetés au titre des biens nationaux. En novembre 1793, une partie d’entre eux furent transférés à l’ancien Presbytère qui devint mairie. Enfin, en 1850, la mairie s’installe dans l’actuel bâtiment qui avait appartenu jusqu’à la Révolution à des notables beaumontois, les de Bernard. Rappelons, pour mémoire, que le poète de langue occitane, Bernard de Saint Salvy qui a mystérieusement disparu en 1792, appartenait à cette famille.

Maison d'Argombat

Maison dite du Seigneur d’ARGOMBAT au 35 rue de l’église

Ce magnifique exemple de demeure du XVIème siècle à pan de bois montre que même pour les notables, cette technique de construction était usitée au XVIème siècle. On verra que ce ne sera plus tout à fait vrai à partir du XVIIIème siècle. Au dessus d’un rez de chaussé maçonné, l’étage en pan de bois hourdé de briques ou de torchis recouvert d’un crépi grisâtre, est surmonté d’un comble très ouvert.


Une poulie, encore attenante au toit de plusieurs maisons anciennes de Beaumont représente un vestige du temps où les principales ressources de la ville étaient d’origine agricole. Dans le grenier, on entreposait au moyen de cette poulie sommaire, tous les biens qui venaient de la campagne. De sorte qu’on a pu dire que les maisons les plus riches étaient, en ce temps, celles dont les combles étaient les plus largement ouverts. 

Les Argombat appartenaient, dit-on, à la plus ancienne noblesse de France. La légende veut que l’un d’entre eux ait été compagnon de Clovis. C’est dans cette même maison “construite en colonnat et remarquable par ses nombreux corbeaux en chêne mouluré et par les montants et appuis de ses fenêtres en bois sculptés” que mourut, emporté par la peste, “le dernier représentant des damoyseaux d’Argombat “selon la pittoresque expression de Victor Taupiac. 

Hôtel du rouble

Hôtel de RUBLE au 15 rue Fermat

Anciennement hôtel des soeurs de Jeanne de Lestonac, puis hôtel de Salines, il appartint ensuite à la famille de Ruble avant de devenir couvent notre dame. Flanqué d’une petite chapelle d’allure très sobre, il présente une façade sur rue typique du XVIIème avec, dans la cour, des encadrements d’ouvertures constitués de briques et de pierres régulièrement alternées, caractéristiques des maisons toulousaines de cette époque. Des remaniements intérieurs effectués au XVIIIème siècle n’ont en rien affecté l’allure extérieur du bâtiment. 








Maison MOLAS

Maison MOLAS et Hôtel particulier au  32 et 38 rue Fermat

Ces deux Hôtels particulier du XVIIIème siècle occupent toute la profondeur d’un îlot. Logis constitués par un grand bâtiment sur rue avec grande cour-jardin derrière, ils communiquent avec des dépendances ouvrant sur une autre rue. On remarque des portes de plein-cintre avec corniche droite, les fenêtres segmentaires, les chambranles à crossettes. Des surcroîts percés d’oculi ont remplacé les originales mirandes du XVIIème. Le 36 porte le nom d’un riche propriétaire, Monsieur Molas. Cette maison avait auparavant appartenu à François Hugueny, maire de Beaumont en 1789, puis en 1793 président du Tribunal Révolutionnaire de Toulouse. En face, l’actuel Crédit Agricole a été construit sur l’emplacement de l’Oratoire des Pénitents Bleus qui était devenu, au début du siècle, une salle de spectacle et de bal.





Hôtel Chartreuse au 7 rue de la République

Cet Hôtel particulier du XIXème siècle présente une robuste façade de proportions assez harmonieuses et une énorme borne de pierre en devant de porte. Sa signification ne peut nous apparaître que si nous nous rappelons qu’autrefois les rues n’avaient pas de trottoir. Pour éviter que les charrettes, dont les essieux étaient très saillants, n’endommagent les murs souvent faits de briques cuites au soleil, on protégeait ces derniers par des bornes de haute taille ; à ne pas confondre avec les bornes cavalières comme nous en trouvons devant la Maison des Chevaliers, et qui étaient destinées à permettre aux femmes en amazone de prendre un appui avant de monter à cheval.  Au 7, nous sommes au XVIIIème. L’hôtel dit chartreuse ouvre sur la rue par un portail monumental construit avant 1774. Le corps de logis se situe entre cour et jardin. En 1743, l’hôtel appartenait à Noble Jean Georges de Bernard, seigneur de Saint Jean.. En continuant vers la place, on remarque au N°1 et N°5, au lieu des traditionnels combles largement ouverts du XVIème siècle, des occuli typiques des maisons du XVIIIème.

Hôtel Chartreuse
Maison Jean d'Armagnac

Maison dite de Jean 1er d’ARMAGNAC 4 rue de la République

C’est une superbe maison à pan de bois datant du XVIème que l’on attribue à Jean d’Armagnac. Légende ou vérité, celui-ci serait mort dans cette maison qu’il aurait achetée pour sa femme. Des poutres sciées en partie haute montrent qu’il existait autre chose qui a été détruit, peut-être des cornières. Moulures aux fenêtres, colonnettes, c’est une maison relativement ornementée pour l’époque, et donc probablement propriété d’un grand personnage. La galerie largement ouverte en haut à la place du grenier, avec la traditionnelle poulie, témoigne également de la richesse de ses habitants. Au 2 de la même rue, on peut admirer une maison fin XVIIème, début XVIIIème relativement modeste d’aspect mais dont les mirandes furent probablement les dernières construites à Beaumont. Le siècle suivant verra s’imposer la mode des oculi que nous avons déjà eu l’occasion de remarquer au N°5 de cette rue. 



Maison des chevaliers

Hôtel du Chevalier 39 rue de la Font

L’ Hôtel du chevalier ou Maison Vernhes, du nom d’une vieille famille de magistrats beaumontois apporte une fois de plus la preuve que la technique de construction dite à pan de bois était encore utilisée au XVIIème pour les demeures de notables, parallèlement à la brique. Un autre exemple, très beau, nous est fourni à l’intérieur de la Maison Fermat, dans la salle de la Médiathèque. Les briques ont été enlevées, mais on a gardé les très belles poutres à colombage.

La Maison du Chevalier offre un excellent exemple de l’existence de ces bornes cavalières évoquées précédemment.

A l’intérieur, dans la partie la plus ancienne, on trouve un escalier de bois du XVIIème siècle avec une balustrade en bois tourné et dans ce qu’on appelle communément la salle de garde, au premier étage, on peut voir des murs peints de paysage, de motifs floraux sur le plafond et des frises de rinceaux en écusson sur les murs. L’étymologie de la rue de la Font évoque comme dans de nombreux villes et villages occitans, la fontaine. La fontaine en question se trouvait au bas de la rue, sur l’emplacement du petit square récemment aménagé à la place d’un lavoir et proche d’un puits qui existe toujours. Il y avait aussi un abreuvoir à cet endroit. On les nommait “fontaine et abreuvoir de la Caussade” , transcription française d’un occitan désignant la chaussée   

Ancien Hôpital Saint Jacques et Résidence des Cordeliers 4 rue Despeyrous

Ce bâtiment attesté dans les textes dès le XVème siècle, ne garde plus rien de son allure d’origine. Ayant été au Moyen-âge le siège d’une confrérie caritative voué à Saint Jacques, il fut acquis par les Cordeliers au cours des guerres de religion. Ces religieux, que les moines cisterciens fondateurs de Beaumont avaient jusque-là relégués proche de la Gimone, au lieu dit “l’Observance”, prirent prétexte des sévices calvinistes pour s’installer dans la ville même. A partir de 1683, ils ont assuré jusqu’à la Révolution, l’enseignement supérieur de la philosophie.

L’établissement comportait une vaste chapelle de 33 mètres sur 9, construite au XVIIème siècle, qui fut démolie au début du XIXème. De cette affectation datent les vestiges d’un cloître sommaire. En 1793, le bâtiment, acheté par la commune au moment de la vente des biens nationaux, abrita quelques temps les services municipaux. Bon nombre des objets du culte furent détruits. Quelques uns, transférés dans l’église, y sont visibles aujourd’hui encore, notamment une statue de Saint François et un retable en bois de tilleul.

Couvent des Clarisses

Couvent des Clarisses rue Toureilh 


La façade visible de la rue n’est pas la plus intéressante de cette imposante bâtisse qui abrita longtemps l’école laïque des filles. Le bâtiment actuel daterait de la fin du XIXème siècle. Du couvent de Clarisses daté du XVIIème siècle et qui se situait au sud de leur chapelle dans le prolongement de l’actuelle rue de la Résistance, il ne reste pratiquement rien. Donné aux religieuses de Sainte Claire par Antoine de Faudoas, seigneur d’Avensac, il abrita les derniers jours des soeurs de Jacques de Toureilh qui fut élu en 1692 à l’Académie Française (d’après Monsieur De Bernard, membre de la Société Archéologique de Tarn et Garonne.) pour ses traductions de l’auteur grec Démosthène.

Maison à Pan-de-Bois du XVIème et XVIIème siècle 7 rue Tourielh 20 rue Toureilh et rue Launac Maison présentant la trace d’un ancien porche qui ne pouvait se développer que dans la rue Date peut-être du XVIIème siècle

Hôtel Long

Hôtel LONG rue Nationale fin du XVIIIe siècle

Hôtel de François BORDES rue Nationale avocat au Parlement

Maison de François Isidore DARQUIER rue Darquier Baron d’Empire (1770-1812) et colonel de la Garde Impériale

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